| J' me suis planté là par hasard, un beau soir de dèche |
| Le blues au cul, le coeur gros et le gosier à sec |
| Couchés sur le trottoir, un paquet de pauvres mecs |
| Et une super panthère qui te propose son bifteck |
| Pour le boxon, boxon |
| Où c' que tous les paumés sont? |
| Boxon, boxon |
| Le pied dans l’escalier, c’est d' se gaufrer les frangines |
| Le poing dans la vitrine et le doigt sur le flipper |
| Dans c' bastringue d’enfer, t’es comme un rat dans l’usine |
| Y a le club des pensionnaires pour l’entretien des machines |
| Au fond du Lupanar, vautré sur un stock de pneus |
| Un trio de ringards massacre un rock de banlieue |
| Ils s’arrachent le mégot comme on défonce un klaxon |
| C’est le genre de tango qui fait bander la patronne |
| Quand j' suis sorti du souk, j' tenais plus debout sur mes cannes |
| V’là que je m' farcis deux ploucs, qui frimaient sur leurs bécanes |
| J' sais plus d' quoi j’avais l’air, pour qu’ils pensent à me braquer |
| Pas l' temps de revoir ma mère que déjà j'étais retourné |