| J’marche avec les mêmes |
| Re-fré, viens pas mettre des bâtons dans mes pattes |
| Éternels, on s’ra pas, donc j’vie comme si j’arrêterai pas |
| Et pour le gang, j’aurais pu tout donner |
| D’ailleurs, c’est ce que j’ai fait |
| J’suis pas là pour trop parler, plus là pour les pourparlers |
| J’sors du panier, j’ai pas la villa, le jardin, la petite entrée |
| Une grosse canne à papi, ça vaut pas mieux qu’dix ans fermes |
| C’est moi ou il y a qu’les blancs, qu’ont la crise d’la quarantaine |
| J’ai plus l’cœur d’un enfant, j’mets mes émotions entre parenthèses |
| Et quand un parent, ça doit être dur d'élever un gosse seul |
| Mais elle, avant de choisir le daron, elle regarde son goal 7 |
| Vovo red, p’tite meuf perdue fait des ballons |
| Elle esquive ses parents, quand elle rentre, elle évite le salon |
| Famille, important, mais nous, personne se parlait |
| La pluie, le beau temps, pas sur une plage de galets |
| J’me suis pas fait solo, on m’a aidé, heureusement |
| Mais c’est ça, la vie, qu’elle serait fade, si on parlerait jamais |
| Pas toutes les meufs aiment Chanel |
| Y en a qui s’en foutent du luxe, y en a qui sont un peu timides, |
| qui baissent les yeux dans la rue |
| J’peux pas lui dire qu’elle m’attire, réservé, j’descends d’la tour |
| Encore des paroles à fuir, encore des glaçons au four |
| Sur l’allée, j’ai vu passer celui qui rentre le dos cassé, avec un sac à dos |
| taché, une vie sans bonheur caché |
| Vingt-trois ans de mariage, trompé zéro fois, mais la routine tuera |
| Un bel amour et ce p’tit couple endetté par l'État |
| Mais qu’on préfère l'été, on préfère les TASS |
| Moins d’problèmes dans la tête, juste, on monte à l'étage |
| L’excès n’est bon dans rien, faut l’faire à part égale |
| Tu rappes, mais c’est comme si on entend rien |
| Pour l’instant, j’attends là, j’suis pas mauvais, j’en ai trop fait |
| Pour deux ou trois trophées, mais faut savoir laisser les remords |
| Et faut savoir aimer, donc on s’appelle Andy, dis moi et ma belle latina |
| J’ai calé mon meilleur jean, j’ai pas payé en dinars |
| J’raconte la vérité, mais tu m’as pas laissé parler |
| J’attends la fin de l’année pour faire le décompte de tout ce que j’ai raté |
| Les ambitions deviennent payantes, mais échouer, c’est gratuit |
| J’dois choisir entre une vie monotone ou souffrir dans ma folie |
| Fais-moi comprendre, là, j’suis pas content, ou peut-être trop conscient |
| Avec quoi j’compense quand j’prends la vie avec la latence? |
| Je joue avec le feu tout le temps, mais j’me brûle encore, comme quand j’aurais |
| dû couper contact depuis longtemps |
| On aime trop piloter, fumer du pilon tard |
| Avec l’alcool, on d’vient trop culottés, mode autopilotage |
| Il est encore temps d’aller dépoussiérer mes vieux rêves |
| Y a un moment pour tout, mais un moment, faut attraper le ciel |
| Derrière le micro, y a toute l'équipe qui croit en moi |
| Hé, les mecs, j’m’arrête là, ou est-ce que j’fais un seize de plus? |
| Faire un choix, rester ici, partir au large |
| En vrai, qu’j’le fasse bien ou mal, ils parleront, ces fils de pute |
| Ha, ha, ha, c’est bon, on l’a, on l’a |
| C’est carré? |
| C’est chaud, mon reuf', c’est chaud, l’couplet |
| T’es un fou |
| Vas-y, hein, j’vais poser, hein |
| Yes |
| Ah, t’as mis dans l’noir? |
| Vas-y, j’reste dans l’noir |
| Eh |
| J’me confie très peu, heureusement, j’ai ma musique et j’ai pas besoin d’parler |
| J’suis comme mon pote, sans son couplet détaillé |
| Partir ailleurs, pour revenir jamais |
| Là, les journées tournent en boucle, comme le sample ou nos années |
| Paris sportifs sur les débuts d’mois, l’histoire s'écrit sans: «Il était une fois» |
| Endette les princes de la séduction |
| Déjà petit, j’pensais qu'à faire des thunes |
| Le regard tourné vers la rue, j'étais pas fait pour les études, moi |
| Et maintenant, j’ai compris qu’mon plus grand pouvoir, c’est mon cœur et ma foi |
| T’as capté, ou pas? |
| J’vais pas t’attendrir, chanter Ave Maria, de barje |
| Des nuits glacées et au réveil, non, y a pas le soleil de Naples |
| Trop d’potes dépucelés dans des hôtels de passe |
| Des gueules cassées qu’tu risques pas d’apercevoir |
| Ils aiment trop peu bouger, et quand j’me taille, j’ai l’impression de trahir |
| je-ne-sais-quoi |
| Pas d’poésie quand on remuait la merde |
| Quand j’me levais tôt pour un tout p’tit salaire |
| Et maintenant, où passent mes impôts, hein? |
| Où passent mes impôts? |
| Tout est pourri, l'école au quartier, jusqu'à la fonction hospitalière |
| J’vais d’l’avant tout en protégeant mes arrières |
| Ça leur arrange, qu’il y ait des pauvres |
| Ça arrange le marchand d’armes, qu’y ait la guerre |
| J’sais plus qui croire, n’y à qui faire confiance |
| Parfois, écouter son cœur, c’est un non-sens |
| Y aura toujours des différences entre c’qu’on dit et c’qu’on fait |
| C’qu’on pense, j’plaide la légitime défense |
| Ça sent moins l’argent qu’l’odeur d’l’essence |
| J’donne toute ma force pour un ami en convalescence |
| Alors, j'écris des couplets sans fin où toutes les rimes s’enchaînent |
| Bien sûr, j’fais mes textes, c’est pas un film, aucune mise en scène |
| Le temps file, finis, les kifs de la vingtaine |
| Pourtant, on est les mêmes, qu’on soit le fils d’un divorce ou le fils de la |
| gardienne |
| Bon chance |