| Tu sais j’vis |
| Comme si j’allais mourir demain |
| J'écris chaque ligne, comme si c'était mon dernier refrain |
| Finalement c’est quoi l’temps, j’connais le début pas la fin |
| On a beau provoquer le destin, quand ça s’termine, c’est fini et plus rien |
| Le cœur mon pote, il est parti trop tôt |
| Trop tôt pour que j’lui dise au revoir |
| J’imagine même pas Jules, et tous ses cauchemars |
| Ni toutes ses angoisses, ni tout son courage |
| J’pense à sa sœur et sa mère, à l’idée d'être éternel |
| Je sais à jamais, son nom sur leurs lèvres |
| Pour le reste, j’sais que j’sais rien évidemment |
| J’m’en suis voulu de pas être là, le jour de l’enterrement |
| J’faisais un clip au Canada, entre deux soirées bien arrosées |
| Entre mon corps et mon cœur y’avait un fossé |
| C’est dans ces moments là que j’me dis ça sert à quoi de s’la raconter |
| Tu peux peser tout l’or du monde t’as pas d’contrôle sur le destin |
| Rien d’pire que d’perdre un proche hein |
| Et souvent c’est comme un mauvais sort, la mort n’arrive pas seule |
| J’pense au père à Victor, force à ceux qui sont en deuil |
| Jusqu’il y a pas si longtemps, j’me pensais invincible |
| Tu peux croire au miracle mais y a des choses impossibles |
| J’ai pris des coups dans ma vie, mais cette douleur est unique |
| Alors aujourd’hui |
| Tu sais j’vis |
| Comme si j’allais mourir demain |
| J'écris chaque ligne, comme si c'était mon dernier refrain |
| Finalement c’est quoi l’temps, j’connais le début pas la fin |
| On a beau provoquer le destin, quand ça s’termine, c’est fini et plus rien |
| Quand tu prends conscience de tout ça |
| T’as qu’une envie, c’est d’profiter d’l’instant |
| Même dans la nuit noire j’veux voir tes yeux étincelants |
| Prends une seconde, et regarde nous vivre ces moments |
| Tous ensembles en train d’ouvrir une bouteille |
| Crier pour un mariage, accélérer pour faire la course |
| Acheter les toutes dernières sapes, rigoler en terrasse, aller chercher une |
| nièce à l'école |
| Parler anglais dans un bureau d’change |
| Et rentrer avec le premier métro, après la crémaillère d’un frérot |
| Ou dans un repas d’famille, où rien n’s’envenime |
| Puis prendre la pose en photo |
| Le bonheur est dans ces moments là (le bonheur est dans les choses simples) |
| Le bonheur est dans ces moments là (le bonheur est dans les choses simples) |
| On devrait s’donner plus de nouvelles |
| Pas b’soin d’l’alcool pour s’parler le cœur ouvert |
| Des vrais amis t’en as pas une dizaine |
| Ça manque l'époque où on traînait près d’un local à poubelles |
| Les amis c’est la famille qu’on choisit |
| Ceux avec qui je voyage jusqu’au bout de la nuit |
| Certains m’ont déchiré l’cœur mais j’les sait ailleurs |
| J’supporterai pas qu’ils partent, ou qu’ils leurs arrivent un malheur |
| Tu sais j’vis |
| Comme si j’allais mourir demain |
| J'écris chaque ligne, comme si c'était mon dernier refrain |
| Finalement c’est quoi l’temps, j’connais le début pas la fin |
| On a beau provoquer le destin, quand ça s’termine, c’est fini et plus rien |
| Tu sais j’vis |
| Comme si j’allais mourir demain |
| J'écris chaque ligne, comme si c'était mon dernier refrain |
| Finalement c’est quoi l’temps, j’connais le début pas la fin |
| On a beau provoquer le destin, quand ça s’termine, c’est fini et plus rien |
| Oh oh oh oh oh oh |
| Oh oh oh oh oh oh |
| Oh oh oh oh oh, oh oh oh |
| Une dernière fois |
| Oh oh oh oh oh oh |
| Oh oh oh oh oh oh |
| Oh oh oh oh oh, oh oh oh |