| La misère sur la tempe, vois qu’l’humain se monnaye |
| Déchante, impénétrable sont les voix de l’oseille |
| Ce monde part en vrille, depuis que Dieu nous a laissé l’volant |
| Affolant de rêver de tout ce qui brille |
| Si le silence est d’or, les missiles chantent la mort pour d’l’argent |
| Les puits de pétrole saignent quand les orphelins dorment |
| Sous c’t angle j’ai pas ma place, parmi mon espèce |
| Les libertés s'étranglent, on dérange d’y faire face |
| Ça tourne pas rond vous l’savez, l’homme creuse une tombe et s’entête; |
| la terre tourne comme une roue voilée |
| Ils n’savent pas ce qu’ils font, seigneur épargne-les, condamné |
| Peut-être que j’mérite le même panier |
| Des fois j’m'égare, j’suis qu’un mortel comme d’autres |
| Dans le doute ignore mes fautes et ça j’peux pas l’nier |
| L’homme s'évade dans les vices cachés, on voit cette vie défiler vite |
| Trop d’temps perdu à la gâcher |
| Comme une éponge je ne fais qu’absorber |
| Les mauvaises ondes qui planent à ma portée |
| L’espoir n’est pas mort mais dans les bras de Morphée |
| Sois paré à morfler ou déclare forfait |
| Le coeur à table sous un cutter froid, l’esprit dans la tourmente Ecoeuré mon |
| humeur s’noie dans les sables mouvants |
| Éponge la peine des autres, vide, quand j’lis les faits divers |
| Des drames m’ouvrant le bide, la haine en hors pistes dans les viscères |
| J’m’isole, j’hiberne, vie de barge ou d’ermite |
| Rime j’digère, figé j’doute mais c’est pas permis |
| Comprendre ce monde une vieille doctrine, on prend sur soi |
| J’y mets ma pierre aussi |
| Comme Jean-François devant les hiéroglyphes |
| Partout des civils saignent, je vois des peuple, des plaies horribles |
| Une résistance aveugle abreuvée d’héroïsme |
| Si les psychoses te causent, fais comme moi éteins ces chaînes |
| Prends ces ciseaux et sauve-toi le pantin de bois |
| Ensemble on pourrait l’faire dommage |
| Mais on nait seul, on meurt seul, frère |
| Et entre les deux y a un paquet de connards |
| Y aura personne pour faire d’hommages si notre monde s’effondre, t’façon |
| C’est d’la pénombre que vient l’orage… |
| Comme une éponge je ne fais qu’absorber |
| Les mauvaises ondes qui planent à ma portée |
| L’espoir n’est pas mort mais dans les bras de Morphée |
| Sois paré à morfler ou déclare forfait |