| Crève leurs yeux d’un seul coup de dent |
| Leurs ventres au fond des cuisses humaines |
| J’ai tellement faim que j’ai bouffé leur queue |
| Sucé leurs cœur, ne pas nourrir le baigneur |
| Ouvre la boîte à cervelle, celle qui s'écrase sous ta semelle |
| Traque mon animal, l’insecte qui m’appelle |
| Vers mon intestin frêle |
| Sans matière qui s’emmêle, qui macère |
| Debout dans les égouts, je me dégoute |
| Perpétuelle déglutition à vide, laisse-moi vomir |
| Je visite mon piège qui dort, mon carnivore |
| Nébuleux voyage, je berce mon naufrage, ce souffle froid anorexique |
| Ravive ma peur, ma puanteur boulimique |
| Elle rapporte les tombes, les mouches espionnent, abrègent |
| Ce lent parcours en silence escortant le temps, mon compte à rebours |
| Je suis malade à ton image, l’eau sèche, incommuable |
| Je suis malade comme toutes ces… |
| Femmes, femmes opaques, femmes barbares |
| Femmes opaques, femmes, femmes barbares, femmes |
| Ma génuflexion, l’extrême perfection |
| Perfection, femmes, femmes, ma génuflexion |