| Moi, j’suis venu au monde d’une larme |
| Mille togos à la sage-femme, un peu d’eau chaude dans la calebasse |
| Deux-trois tapes sur ma sale face |
| Une serviette, et je sors à quatre kilos sept |
| Que des chants d’mauvaises nouvelles en parpaing, ça craint |
| Et le soleil toujours éteint sur ma peau de chagrin |
| «Heda maken», ce monde est fou, flou |
| Aussi triste que les clous du Christ |
| Si tu m’vois en train d’reculer c’est que je m'éloigne des zones, d’ombre |
| Toujours en train d’enculer les lois des hommes, sombres |
| Des «je t’aime"à la peine y’a qu’une couche |
| Contre nature, et c’qui m’touche, j’suis la haine en cellules souches |
| C’est la roulette, c’est le click, si t’es foolek, c’est le click |
| J’suis qu’un rat qui mérite pas d’faire couler ton mascara |
| Sista, tu portes peut-être un soldat dans tes entrailles |
| Moi j’suis qu’une bête qui s’débat la patte coincée dans la tenaille |
| Que Babylone crève sous la danse de mon glaive |
| Mais le ciel promet la trève tant que Adam aime Ève |
| Les menaces les gardes-à-vue, mais le concert sera maintenu |
| C’est pour mes libérés, mes nuitards, mes co-détenus |
| Si tu nous vois, faut nous laisser |
| Pas trop de mélodrames on est pressés |
| Les drames et les larmes nous ont bercés |
| Faut nous laisser, faut nous laisser |
| Depuis le macadam, on est blessés |
| Des kilos, des grammes, de la CC |
| Négro des gros gamm' rabaissés |
| Faut nous laisser, nous laisser |
| OK, la démesure de mes psaumes, mon destin sur la paume |
| Ma paume sur le chrome, c’est la flore et la faune |
| J’ai besoin d’une substance qui dérange les autres |
| Qui te dévore le cœur et te ronge les os |
| Et puis j’suis tellement fatigué, tellement malade |
| Direction le 93, c’est la pharmacie de garde |
| Je monte sur le ring, c’est l’moment de changer d’string |
| Dis bonjour au vrai king, dis au revoir au bling-bling |
| La vie est triste, grossit vite sur tes cristaux liquides |
| À l’extérieur j’ai la capuche à l’intérieur c’est Brabus |
| Le bébé va naître, dans une cave vétuste |
| Et l’industrie se demande quel est le sexe du fœtus |
| En espèces, ou en cess, par ceux de mon espèce |
| Tu peux t’faire bouffer la chatte sans qu’on t’laisse ton ticket d’caisse |
| Deux trois keufs en factions, mes origines au tiexon |
| Écoute les murmures d’mon cœur c’est dur dur docteur |
| Et la passion se répand, comme une pluie de sensations |
| J’suis du mal coté de la rive, direction Zion |
| Vous faire flipper j’arrive façon Rude Lion |
| Si tu nous vois, faut nous laisser |
| Pas trop de mélodrames on est pressés |
| Les drames et les larmes nous ont bercés |
| Faut nous laisser, faut nous laisser |
| Depuis le macadam, on est blessés |
| Des kilos, des grammes, de la CC |
| Négro des gros gamm' rabaissés |
| Faut nous laisser, nous laisser |
| Si tu nous vois, faut nous laisser |
| Pas trop de mélodrames on est pressés |
| Les drames et les larmes nous ont bercés |
| Faut nous laisser, faut nous laisser |
| Depuis le macadam, on est blessés |
| Des kilos, des grammes, de la CC |
| Négro des gros gamm' rabaissés |
| Faut nous laisser, nous laisser |
| Si tu nous vois, faut nous laisser |
| Faut nous laisser, faut nous laisser |
| Si tu nous vois, faut nous laisser |
| Faut nous laisser, faut nous laisser |
| Si tu nous vois, faut nous laisser |
| On est blessé, on est blessé |
| Si tu nous vois, faut nous laisser |
| On est blessé, on est blessé |